En un an, le nombre d'enfants à la rue a presque doublé mais l'État compte supprimer 14 000 places d'hébergement

Bruno Nascimento / Unsplash

Le 19 octobre dernier, le ministre du Logement, Olivier Klein, assurait que le gouvernement n’avait pas la volonté de laisser “d’enfants à la rue cet hiver”. En parallèle, le gouvernement a prévu de supprimer 14 000 places d’hébergement d’urgence, comme le rappelle L’Humanité, alors que la Fondation Abbé Pierre, elle, recense actuellement 300 000 personnes sans domicile fixe. Une décision qui ne passe pas auprès de l’Unicef, de la FCPE, du collectif Jamais sans toit ou encore du Collectif des associations unies (CAU), qui interpellaient sur le nombre d’enfants scolarisés vivant à la rue.

Au début du mois, l’Unicef publiait son rapport sur “l’enfance perdue” et révélait qu’en France, les trois quarts des personnes hébergées sont des familles, représentant 78 352 personnes. Parmi elles, près de la moitié sont des enfants : en France, 42 000 mineur·es sont sans abri, hébergé·es à l’hôtel ou hébergé·es d’urgence.

Ces conditions de vie dégradées ne sont pas sans conséquences sur la santé mentale et le développement de ces enfants, qui grandissent dans une instabilité “sociale, financière et administrative” permanente, et subissent l'isolement, la stigmatisation et les discriminations.

Parmi elleux, 29 % ont moins de 3 ans précise le rapport de l’Unicef, soit un peu plus de 12 000 enfants. Comme le rapporte Europe 1, “des familles de trois, quatre, voire cinq personnes s’entassent parfois dans des chambres d’hôtels de 15 mètres carrés”. Une précarité qui pèse lourd sur le moral des (...)

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