Andreas Kronthaler : « Vivienne Westwood est mon juge ultime »

Matthieu Bobard Deliere

Samedi 29 février. Alors que vents et pluies se font ardemment la cour au-dessus de Paris, la capitale de la mode continue ses aventures fashion weekesques. A l’Hôtel de Ville, la plus légendaire des maisons britanniques, Vivienne Westwood, a présenté sa vision de la femme pour l’automne-hiver. Pour ELLE, l’époux de l’icône punk aujourd’hui à la tête de la création, Andreas Kronthaler, a répondu à nos questions. Mode et liberté sont les maîtres mots.

ELLE : Quel était le point de départ de cette collection ? 

Andreas Kronthaler : Elle est née ici, à vrai dire. Au départ on ne savait pas qu’on allait la présenter dans l’Hôtel de Ville, mais j’ai toujours eu envie de la faire défiler ici. Vous savez, on vient à Paris depuis trente ans mais ce n’était jamais possible de le faire ici. Je cherchais donc ce qui rendrait bien dans ce lieu, ce qu’on aurait envie de voir dans l’Hôtel de Ville.

Comment peut-on résumer l’inspiration du défilé ? 

A.K : J’ai pensé qu’il fallait que le travail et la création s’emparent du bureau du maire et le changer complètement. Changer Paris, aussi. Il y a eu aussi beaucoup de références indirectes à la Belle Epoque avec des silhouettes étayées, des robes très Napoléon III. C’est de là que tout est vraiment parti. Pourtant je voulais créer quelque chose de plutôt puissant, opulent. Que l’habillement ait une signification, car je pense que l’on vit une meilleure vie si on s’habille. Et que l’on marque sa vie avec des vêtements. Vous savez quand vous vous mariez, vous vous habillez avec une belle robe car c’est une occasion très importante, en espérant que ce soit pour la vie. Mais chaque jour peut être un mariage, vous voyez ce que je veux dire ? Voilà c’est ce que j’ai voulu faire passer comme message, et j’espère avoir réussi. Je suis content que ce soit terminé, et on passe au prochain !

Comment pensez-vous que les gens se...

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