Andropause, quels impacts sur la sexualité masculine ?

La rédac

Ce déficit hormonal (ou androgène) lié à l’âge n’a rien à voir avec la ménopause au féminin. L'andropause nécessite toutefois quelques ajustements sur le plan sexuel. Explications de Vincent Hupertan*, urologue et sexologue.

L’andropause survient en général aux alentours de la cinquantaine et entraîne lentement et progressivement une baisse de testostérone variable selon les individus.

La testostérone, moteur de la libido

« A partir de la cinquantaine, la sécrétion de la testostérone, l’hormone sexuelle par excellence, décroît, même si elle ne s’arrête jamais. On parle plutôt de “déficit androgénique lié à l’âge” que d’andropause, car il n’y a pas de “pause”. D’ailleurs, pour tous les hommes, excepté ceux qui ont été castrés à la suite d’un cancer de la prostate, la fonction testiculaire continue tout au long de la vie. Mais comme la testostérone est le moteur de la libido, il y a parfois une diminution de l’intérêt sexuel qui induit de fait moins d’envies, moins de fantasmes érotiques, moins d’érections matinales et spontanées, moins de rapports et des orgasmes plus laborieux. La vie intime se calme en quelque sorte, elle est plus basique, moins originale », explique le spécialiste.

Le désir a son mot à dire

Toutefois, cette réalité biologique et naturelle ne prend pas en compte la notion du désir et de l’attirance, une alliance de taille plus sensuelle et orientée vers une personne. « Chez un homme très amoureux, qu’importe un taux de testostérone en berne. Cela va prendre un peu plus de temps certes, mais ça fonctionne, car ce sont les sentiments qui prennent le dessus », poursuit-il. A condition...

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