En Angleterre, retour en présentiel rime avec peur de "faire caca" au bureau

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Le retour en présentiel peut être facteur d'anxiété mais pas tout le temps pour les raisons que vous pensez.  (Photo: Vectorios2016 via Getty Images)
Le retour en présentiel peut être facteur d'anxiété mais pas tout le temps pour les raisons que vous pensez. (Photo: Vectorios2016 via Getty Images)

BUREAU - Vous craignez de “faire caca” au travail? Et l’idée de faire cet acte au bureau vous choque? Pour vous, “faire caca” est synonyme de grande intimité? Vous pouvez vous rassurer. Vous n’êtes pas seuls.

En Angleterre, un sondage réalisé par une startup, The Gut Stuff (les trucs de l’intestin) qui commercialise des barres sucrées riches en fibres, illustre l’étendue de la situation. Relayée par Daily Mail, le sondage montre 18% des 2000 travailleurs britanniques interrogés craignent de retourner au travail en présentiel par peur de “faire caca” dans l’enceinte du bureau.

Suite aux multiples confinements, nos habitudes de travail se sont transformés et rien ne vous perturbait dans le fait de “faire caca” entre deux réunions en visioconférence. Vous étiez à la maison, peut-être seul ou en compagnie des gens qui composent votre foyer. Au travail, c’est une autre histoire. L’étude révèle que 53% des travailleurs britanniques sont plus à l’aise à l’idée de quitter leur lieu de travail pour se lâcher plutôt qu’au bureau. Et 18% d’entre eux sont même déjà rentrés chez eux pour faire leur petite affaire.

Tout pour que ça se sache pas

Dans l’étude, 28% des interrogés disent qu’ils vont faire leur affaire à un autre étage. Déjà, en 2015, Libération décrivait les différentes techniques afin de dissimuler son “crime”. Du matelas de papier toilette à la fuite des heures de pointe (à l’embauche, avant et après repas), certains regorgent d’imagination pour que ça se sache pas. L’étude anglaise montre que 18% des 2000 interrogés sont prêts à se retenir d’aller aux toilettes toute la journée pour faire la grosse commission chez eux, en rentrant.

Cette pratique se définit comme de la parcoprésie ou le fait d’être incapable de faire caca dans des endroits dénués d’intimité et où il est possible d’y avoir quelqu’un d’autre présent. Les femmes sont beaucoup impactées par ce mal, car socialisées à plus être dégoûtées des excréments et excrétions.

Parmi les travailleuses britanniques, 67% d’entre elles ne se sentent pas à l’aide à l’idée de “faire caca” au bureau. Libération interrogeait Marie-Sophie, chef de projet dans une association, qui expliquait ceci:” Quand un mec pose une énorme pêche, on lui tape dans le dos, on lui fait un high five en le croisant. Une nana, c’est pas du tout pareil, elle ne s’en vante pas”.

“Briser le tabou des toilettes”

Les fondatrices de The Gut Stuff, Lisa et Alana Macfarlane, confient à Refinery29: “Il est vital pour les employeurs d’aider à briser le tabou des toilettes. Cela va au delà du fait d’être mal à l’aise. La santé et le bien-être des équipes doivent être au cœur des préoccupations des employeurs pendant la période de retour au présentiel, il en va de leur responsabilité. Et cela implique indiscutablement d’encourager les gens à y aller quand c’est nécessaire”.

Pour Libération, le docteur Saldmann explique “qu’il est évident qu’il ne faut pas se retenir, ce n’est pas bon. Il est important d’éliminer régulièrement les selles et les urines pour éviter que les déchets restent en contact avec les muqueuses”.

Lisa et Alane Macfarlane donnent quelques conseils pour se débarrasser de la peur: “Parlez-en, tout simplement. Envoyez un sondage dans votre bureau pour commencer une conversation. C’est une évidence mais assurez-vous qu’il y a suffisamment de papier toilette. Et souvenez-vous, tout le monde fait caca”. Elles concluent en disant que “personne ne s’en soucie autant que vous pouvez le penser. Ils sont tous occupés à s’inquiéter pour eux, promis!”

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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