Comment Anna Wintour a perpétué un racisme ordinaire chez Vogue

Alice Pfeiffer
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Pierre Teyssot / AFP
Pierre Teyssot / AFP

Une enquête conséquente et sans détours vient de paraître dans le New York Times, dévoilant l’environnement "toxique" et "raciste" du Vogue US activement maintenu par sa cheffe Anna Wintour depuis sa nomination en 1988.

De nombreux témoignages d’employé·es racisé·es confirment la culture d’exclusion systémique et la "tokenisation" (comprenez utilisation d'une personne comme d'un accessoire) subie "tout particulièrement par les femmes Noires", comme le rapporte l’auteur de l’article Edmund Lee. En miroir, il décrit un favoritisme flagrant accordé aux femmes blanches, minces, issues de milieux privilégiés et passées par une éducation élitiste – non loin de la descendance aristocrate d’Anna Wintour. L’esthétique du magazine renforce un idéal à leur image, "une idée de la beauté blanche et euro-centrique". Une ancienne employée noire relate que "lorsque qu’un shoot ou un look était évalué, on disait 'C’est Vogue' ou 'Ce n’est pas Vogue', ce qui signifiait en vérité 'mince, riche, blanche'. Comment travailler dans cet environnement ?"

Des exemples de racisme incontestable sont énumérés au fil de l’article. Avant même que les employé·es s'expriment sur la question, la rédactrice en chef, explique l'article, a été critiquée pour les représentations que Vogue faisait des Noirs.

En 2007, Anna Wintour publiait une couverture avec la top Gisèle Bündchen a

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