Anne-Laure Bonnel : « Être reporter de guerre, c’est ressentir l’urgence de saisir l’histoire »

Anaïs Guillon
·2 min de lecture

À l’occasion de la sortie de son nouveau film documentaire, « Silence dans le Haut-Karabagh », la reporter de guerre Anne-Laure Bonnel s’est confiée à ELLE sur la genèse de son projet et l’envers de son métier. 

Reporter indépendante, réalisatrice, auteure et enseignante, Anne-Laure Bonnel manie aussi bien les mots que sa caméra. « Elle a une sensibilité qui lui permet de capter des émotions indicibles, et en même temps, une force mentale incroyable. Elle prône la vérité, l’intégrité et la justice en y mettant toute son énergie et toute son âme », nous confie l'un de ses proches. En 2015, alertée sur le conflit armé russo-ukrainien à l'Est de l’Ukraine, Anne-Laure Bonnel part dans la région du Donbass. Elle en revient avec des images aussi rares que terribles, rassemblées dans un film documentaire témoignant des atrocités de la guerre sur les populations civiles. Elle s’apprête aujourd’hui à sortir son nouveau film, « Silence dans le Haut-Karabagh »*, consacré au conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan qui a eu lieu en automne 2020. Pour ELLE, elle se livre sur sa manière de concevoir son métier de reporter de guerre, la place des femmes dans ce domaine et les modèles qui l’inspirent.   

ELLE. Quelle est votre définition personnelle du reporter de guerre ? 

Anne-Laure Bonnel. Le reporter de guerre est un individu qui ressent l’urgence de saisir l’histoire qui est en train de s’écrire, et de la raconter avec des images afin de laisser une trace. Je ne me fais malheureusement aucune illusion sur la capacité d’un film documentaire ou d’un reportage de guerre à arrêter la cruauté, mais peut-être que les horreurs que l’on...

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