Annemiek van Vleuten : « Je devais être équipière et je suis championne du monde »

Annemiek van Vleuten en pleine extase après s'être imposée ce samedi. (D. Waem/AFP)

La Néerlandaise Annemiek van Vleuten n'en revenait pas d'avoir réussi à remporter ce samedi le titre de championne du monde malgré son coude droit fracturé.

Annemiek van Vleuten, championne du monde sur route 2022 : « Il fallait que j'attaque de derrière, c'était la seule toute petite chance que j'avais. J'ai roulé jusqu'à la ligne en me disant que je verrais passer les sprinteuses mais elles ne m'ont jamais rattrapé. Je devais être équipière aujourd'hui (samedi) avec mon coude cassé et maintenant je suis championne du monde, c'est incroyable. »

Lotte Kopecky, 2e, au micro de Sporza (une chaîne belge) : « C'est une énorme occasion manquée. J'ai l'impression de perdre l'or. Je pense que je veux revoir plusieurs fois tout ce qui s'est passé dans le dernier kilomètre. C'est une honte, c'était la chance de ma vie quand Marianne Vos a craqué. Dans le groupe de poursuivantes, je me suis retrouvée seule pour combler l'écart sur la tête. Et puis j'ai vu Van Vleuten attaquer. Il y avait Silvia Persico dans le groupe, elle va vite au sprint. Je savais que si je comblais l'écart, Persico gagnerait. J'étais venue en Australie pour le titre. »

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Le classement de la course

Silvia Persico, 3e : « Il y a un peu de déception, on était là pour la victoire. Je suis heureuse, mais en même temps pas tant que ça. Je n'étais pas la leader au départ, on travaillait pour les deux Elisa (Balsamo et Longo-Borghini). On est revenues sous l'eau dans le dernier kilomètre, j'ai sprinté et je suis contente de la troisième place. J'ai complété le super travail que les filles avaient fait toute la journée. L'attaque d'Annemiek (Van Vleuten) ? Je ne l'ai pas vue, je m'en suis rendu compte dans les 500 derniers mètres, mais il était alors trop tard. Je suis contente pour elle mais j'aimerais réessayer l'année prochaine. »

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Le film de la course

Liane Lippert, 4e et dans le groupe de cinq en tête jusqu'à la flamme rouge : « Je me sentais vraiment forte aujourd'hui (samedi), j'avais une très bonne équipe autour de moi. Dans les derniers tours, c'était plus rapide, ce qui était bien. Dans l'avant-dernier tour, quelqu'un a attaqué et j'ai contré. Je me suis dégagée avec Longo Borghini, mais d'autres nous ont rattrapées, on s'est retrouvées à cinq. Malheureusement, on n'a pas coopéré à 100 %, c'est dommage car j'avais l'impression d'avoir fait la différence. À la fin, un autre groupe est revenu avec des coureuses rapides et Van Vleuten a attaqué au bon moment. J'ai commencé mon sprint très tôt et j'ai un peu explosé, j'étais à ma limite. À un moment donné, je rêvais de plus que de me battre pour le podium, donc pour l'instant, la frustration domine. »

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Juliette Labous, 7e et première Française : « On voulait une échappée avec Jade Wiel, Gladys Verhulst et Coralie Demay. Cela ne s'est pas vraiment fait. Mes équipières ont fait du beau travail en me replaçant à chaque fois au pied de la bosse. La météo ne m'a pas dérangée. À la flamme rouge, on est revenu sur la tête et j'ai vu Van Vleuten y aller. Je n'avais pas les jambes pour la suivre. Et pour le sprint, j'ai essayé de prendre les bonnes roues mais le Top 10 était le mieux que je pouvais faire. »

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