Annonces de Macron pour la culture : pour Jeanne Balibar, “le diable est dans les détails”

Théo Ribeton
© Les Films du Losange

Quelle est votre impression générale suite à la conférence de ce midi ? Y a-t-il un pilote dans l’avion ?

Il y a un motif de satisfaction sur le temps de réaction. On peut s’estimer heureux par rapport à nos amis italiens, ou d’autres pays, où les artistes interpellent également les pouvoirs publics et ont fait face à un silence. A chaud, on est content que l’Etat prenne le taureau par les cornes. A l’origine de la tribune parue la semaine dernière, il y a essentiellement des gens de cinéma. Des représentants d'autres disciplines, dans la danse, la musique, la littérature, les arts plastiques, commencent aussi à faire corps avec nous et il semblerait qu'il y ait de leur côté des manques de réponse encore importants. Les pouvoirs publics répondent essentiellement au cinéma et au théâtre pour l'instant.

La principale attente exprimée par votre tribune – le prolongement d’un an des droits des intermittents – a été satisfaite. Est-ce un soulagement total ?

On se réjouit que le principe ait été prononcé. On peut encore se demander ce que le Président entend par là, et on ne le saura que quand Muriel Pénicaud et Franck Riester auront détaillé ce qu’il a voulu dire, c’est-à-dire quand la circulaire d’application sera rédigée, car le diable est dans les détails. On parle de prolongation jusqu’en

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