Anthony Bajon, pellicule sensible

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À 27 ans, il a la voix douce des hommes qui reviennent de loin.

« Moi, le cinéma m'a sauvé la vie », nous dit Anthony Bajon. Ce fils de serrurier et de comptable, élevé dans la banlieue sud de Paris, avoue avoir été un enfant introverti, « mais je n'entrerai pas dans les détails », poursuit-il avec l'œil qui frise. Ces jours-ci, il se transforme en loup-garou dans « Teddy », attachante comédie à petit budget qui témoigne du renouveau du genre en France, après « Grave », de Julia Ducournau, ou « La Nuée », de Just Philippot. « J'avais envie de travailler avec des réalisateurs de ma génération, biberonnés à la PlayStation et aux contes de Grimm. L'univers des frères Ludovic et Zoran Boukherma me plaît, les accompagner m'a semblé intéressant. » Depuis qu'il a joué dans « La Prière » de Cédric Kahn (2018), le film qui a montré sa puissance de jeu dans le rôle d'un drogué qui tentait de s'en sortir grâce à la foi (Ours d'argent du meilleur acteur à 23 ans seulement), Anthony Bajon enchaîne les tournages et les belles rencontres. Vincent Lindon, avec qui il a tourné « Rodin », de Jacques Doillon (2017), puis « Un autre monde », de Stéphane Brizé (en salle le 25 août), lui a prédit un bel avenir. Guillaume Canet, son partenaire dans « Au nom de la terre », d'Édouard Bergeon (2019), lui a conseillé de prendre son temps dans le choix de ses films. Sandrine Kiberlain lui a écrit un rôle sur mesure dans « Une jeune fille qui va bien », son premier film en tant que réalisatrice. «...

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