Apnée du sommeil : pour s’en débarrasser, il faut maigrir de la langue

Selon le site de l’Assurance Maladie, 4% de la population française est atteinte du Syndrome d’Apnées du Sommeil Obstructives (SAOS). Communément appelée apnée du sommeil, cette pathologie se caractérise par des obstructions des voies respiratoires pendant la nuit. Ces pauses respiratoires durent entre 10 et 30 secondes et provoquent des mini-réveils chez la personne atteinte du SAOS.

Pour les besoins de l'étude, les participants ont perdu 10% de leur masse corporelle

Une équipe de scientifiques de la Perelman School of Medicine de l’université de Pennsylvanie a démontré comment la réduction de graisses de la langue permettrait d’atténuer l’apnée du sommeil chez les personnes obèses. Leur étude a été publiée dans l’American journal of respiratory and critical care medicine.

En 2014, les mêmes chercheurs ont mené une autre étude sur l’apnée du sommeil. Cette dernière a prouvé que les personnes en surpoids souffrants du SAOS avaient tendance à posséder des langues plus lourdes et plus grandes que la moyenne. Elles possédaient également un pourcentage de masse graisseuse plus élevé.

Pour ces nouvelles recherches, l’équipe a choisi 67 participants obèses. Ils étaient tous atteints d'apnée du sommeil. Pendant l’étude, les patients ont subi un régime alimentaire ou une chirurgie bariatrique. Sur six mois, ils ont perdu en moyenne 10% de leur poids corporel.

Apnée du sommeil : des nouveaux traitements en vue ?

Deux IRM du larynx et de l’estomac ont été pratiquées sur les patients. La première avant l’opération chirurgicale et la deuxième après l’intervention. Ces deux IRM ont permis de calculer la réduction du volume des voies aériennes supérieures, des tissus mous, de la graisse de la langue et abdominale. Conclusion des recherches : après l’intervention, les scores d’apnée du sommeil des participants ont été améliorés de 31%.

Grâce aux IRM, les chercheurs ont constaté que cette perte de poids entraînait aussi une évaporation de la graisse de la langue. Autre constat : cette

(...) Cliquez ici pour voir la suite