Après 50 ans, on continue à voir son gynéco ?

D’après l’Institut national du cancer, 80 % des cancers du sein sont dépistés après 50 ans. La surveillance ne saurait donc s’arrêter à la ménopause. Le praticien doit pouvoir continuer à procéder à des palpations nécessaires à la détection d'éventuelles grosseurs. Le dépistage national du cancer du sein prévoit d’ailleurs de réaliser une mammographie tous les deux ans jusqu’à 74 ans. Mais le gynécologue peut aussi nous la prescrire si jamais on a loupé le coche.

Une étude menée en 2017 a montré que les risques de cancer du col de l’utérus ne déclinaient pas avant 85 ans. « L’examen gynécologique permet de vérifier l’aspect du col, explique le Dr Geoffroy Robin, gynécologue. On s’assure qu’il n’y a pas d’anomalie, en particulier chez les femmes qui ont déjà été porteuses d’un HPV (un papillomavirus). » La consultation gynécologique permet aussi de surveiller les risques de cancer de l’ovaire ou de l’endomètre. Bonne nouvelle : on peut être bien suivie sans que le spéculum soit un passage obligé à chaque rendez-vous. « Ça ne doit pas être systématique si la femme est en bonne santé, confirme le Dr Robin. On discute avec elle de l’utilité des examens gynécologiques, de leur périodicité, en fonction de ses risques spécifiques et de la façon dont elle souhaite être prise en charge. »

Plusieurs risques augmentent à partir de la ménopause, en particulier celui des maladies cardio-vasculaires et de l’ostéoporose. Et comme le gynécologue est avant tout un médecin, la consultation est également (...)

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