Après la mort de Prigojine, retour sur la “nébuleuse incontrôlable” Wagner

Quelques semaines à peine séparent l’annonce du décès d’Evgueni Prigojine, mercredi 23 juillet de la sortie du livre de Dimitri Zufferey, journaliste chez RTS (Radio Télévision Suisse) et Lou Osborn, enquêtrice pour l’ONG britannique Center for information résilience. “Wagner, enquête au cœur du système Prigojine” sort le 15 septembre en librairie aux Editions du Faubourg. Les membres de Wagner ont participé activement à la guerre en Ukraine mais sont aussi présents en Libye, au Mali, en Centrafrique ou encore au Mozambique… quel est le rôle de cette institution ? Les journalistes ont travaillé via l’OSINT c’est-à-dire des techniques de renseignement en sources ouvertes. Dimitri Zufferey, revient pour Capital sur la structure Wagner.

Capital : Qu’est ce que le système Wagner ?

Dimitri Zufferey : Entre 2014 et 2022, Wagner est devenue une nébuleuse incontrôlée et incontrôlable. Wagner, en tant que société, n’existe pas. C’est une marque qui s'est propagé dans différentes sociétés. Le système repose sur l’apport d’un service de protection armée et de lutte contre le terrorisme à des Etats. Ensuite, à travers les différentes entreprises, Prigojine a proposé des missions d’influence, des activités de propagande et de désinformation perpétuées par les usines à trolls et l’Internet Research Agency (IRA). Quand elle a cherché à influencer les élections américaines, c’est pour placer quelqu’un de favorable à la Russie à Washington. Les équipes de désinformation sont également au Mali ou (...)

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