Après le témoignage de Sarah Abitbol, Didier Gailhaguet nie avoir couvert l’entraîneur accusé de viol

Margot Ruyter

Une semaine après les révélations de l’ex-patineuse Sarah Abitbol accusant son ancien entraîneur Gilles Beyer de l’avoir violée, le président de la Fédération française des sports de glace Didier Gailhaguet se défend de l’avoir couvert.

« Il faut qu’il parte. » Dimanche, l’ancienne championne de patinage artistique, Sarah Abitbol, qui accuse son ex-entraîneur Gilles Beyer de viol dans son livre « Un si long silence » (Plon), a demandé la démission du président de la FFSG, Didier Gailhaguet. Il est « impossible qu’il ne soit pas au courant », avait-elle déclaré. Ce mercredi, Didier Gailhaguet a pris la parole. « Je n’ai absolument pas protégé Gilles Beyer », s’est-il défendu lors d’une conférence de de presse au siège de la Fédération française des sports de glace (FFSG). « Il n’y a pas eu un seul cas sous ma présidence qui n’ait pas été traité », a-t-il assuré au sujet des agressions sexuelles dans le milieu du patinage. L’homme de 66 ans a soutenu avoir découvert « qu’il pouvait y avoir des viols dans [la] fédération », assurant ne pas « [être] au courant ».

Roxana Maracineanu, la ministre des Sports, s’était exprimée lundi, après un entretien avec Didier Gailhaguet. Elle estimait alors que le président de la FFSG ne pouvait « se dédouaner de sa responsabilité ». Beaucoup se demandaient alors s’il allait démissionner… Il n’en est rien pour le moment. La justice, de son côté, a annoncé mardi ouvrir une enquête pour « viols sur mineurs par personne ayant autorité » à l’encontre de l’ancien entraîneur de Sarah Abitbol, Gilles Beyer.

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Ce mercredi, ce sont des sportifs de haut...

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