Argentine : avec huit mois de retard le gouvernement présente son projet de loi pour légaliser l’IVG

Anaïs Guillon
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Le président Alberto Fernandez a transmis mardi au Parlement, le projet de loi du gouvernement visant à légaliser l’avortement. Depuis plusieurs mois, les militantes féministes faisaient pression sur l’exécutif pour que le président honore sa promesse de campagne.

C’est une première dans l’histoire du pays. Le président argentin Alberto Fernandez, a présenté mardi au Congrès, le projet de loi du gouvernement visant à légaliser l’interruption volontaire de grossesse (IVG). Depuis 1920, l’avortement en Argentine n’est permis qu’en cas de viol ou si la grossesse présente un danger pour la santé de la personne enceinte. Conscient de la nécessité de faire avancer cette loi, Alberto Fernandez avait promis la légalisation de l’avortement lors de sa campagne électorale en 2019. Après son élection, il s'était engagé à présenter un projet de loi au début de la session parlementaire le 1er mars 2020, mais la pandémie du Covid-19 est venue entraver l’avancée de cette mesure.

Plus de 370 000 avortements clandestins chaque année

Lors de la présentation du projet de loi, le président argentin a reconnu que la criminalisation de l’avortement n’a servi à rien si ce n’est à mettre la vie des femmes en danger en avortant de manière clandestine. Selon les chiffres du gouvernement, entre 370 000 et 520 000 avortements clandestins sont pratiqués chaque année dans le pays. Ces interventions sont souvent réalisées dans des environnements non conformes aux règles d’hygiène et débouchent parfois sur des complications dont l’issue peut être fatale. « Chaque année, près de 38 000 femmes sont hospitalisées pour des avortements réalisés dans de mauvaises conditions […] depuis le retour de la...

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