Argiope frelon, matoutou falaise, mygale rose... : zoom sur 7 araignées mal-aimées

Avec sa superbe toison velue bleue et rouge et ses 20 centimètres d’envergure, elle a toutes les qualités ! Cette grosse araignée de la famille des mygales est inoffensive pour l’être humain et vit environ dix ans. En Martinique, son unique lieu de vie, on l’appelle matoutou falaise, d’un mot antillais désignant l’araignée (mais aussi un plat de crabes) et en référence à son habitat forestier souvent escarpé. Sédentaire, elle se protège toute sa vie dans la même loge – une anfractuosité du terrain. Son nom scientifique caribena versicolor évoque son origine (Caraïbes ou Antilles) et son aspect bariolé.

La belle est devenue un emblème touristique pour l’île et apparaît sur de nombreuses brochures. Hélas, ces atouts ont suscité un intense trafic mondial auprès des amateurs, au point de menacer l’espèce. La protection menée à l’échelle locale, largement inefficace, a été étendue, en 2017, à l’ensemble du territoire. Une autre araignée tropicale, présente en Guyane, est aussi appelée matoutou. Cette grande espèce également arboricole est visible au parc zoologique de Paris.

De loin, on pourrait la confondre avec un frelon. Présente en Afrique du Nord et en Eurasie, cette araignée doit son nom à la nymphe Argiope (nom grec qui signifie "visage d’argent"). L’argiope frelon, aussi dénommée épeire frelon, tisse près du sol une toile circulaire de moins d’un mètre de diamètre, dont les fils forment des zigzags. Ce piège permet à l’araignée, placée au centre, mais camouflée par ses rayures (...)

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