Arno Klarsfeld, défenseur de la cause animale

Caroline Six
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L’avocat Arno Klarsfeld prend la défense des animaux dans un livre, alors que le sujet revient sur le devant de la scène politique.

Espérée depuis trois ans, la proposition de loi adoptée le 29 janvier à l’Assemblée, visant à renforcer la lutte contre la maltraitance des animaux domestiques et l’exploitation de la faune sauvage dans les cirques et delphinariums, signe une avancée certaine mais timide. Dans « Âmes et animaux », le journal qu’Arno Klarsfeld a écrit en plein confinement, l’avocat signe un tendre et singulier plaidoyer pour ces « âmes qui volent dans le foyer ».                

ELLE. Vous réjouissez-vous de cette proposition de loi ?                

ARNO KLARSFELD. Lutter contre la maltraitance des animaux domestiques ou interdire la vente en animalerie, tout ça va dans le bon sens. La France avait vingt ans de retard. Mais ce sont des domaines consensuels, on ne s’attaque pas à la corrida ou à la chasse à courre, défendues au titre de traditions par le code pénal, qui sont pourtant des pratiques barbares, incontestablement. Le droit des animaux devrait être inscrit dans la constitution pour que les tribunaux fassent évoluer la jurisprudence. La corrida est déjà interdite dans certaines régions en Espagne, et la chasse à courre en Grande-Bretagne. Ce qu’on perd en tradition, on le gagnera en humanité.                

ELLE. L’élevage intensif n’est-il pas une question centrale oubliée par ce projet de loi ?                

A.K. Ces récits d’agneaux qui tètent le doigt de leur bourreau me font pleurer… On mange de la viande depuis longtemps,...

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