Arrêts de travail indemnisés pendant le coronavirus: ce qu'il faut savoir

Le HuffPost avec AFP
Ce qu'il faut savoir sur les arrêts de travail indemnisés pour les parents pendant le coronavirus

CORONAVIRUS - C’est l’une des solutions prévues par le gouvernement pour soulager les parents face à la décision de fermer tous les établissements scolaires de France pour limiter la propagation du coronavirus. Ceux qui ne pourraient pas recourir au télétravail “ont droit automatiquement” à un arrêt maladie, sur demande de l’employeur, a indiqué ce vendredi 13 mars la ministre du Travail Muriel Pénicaud sur franceinfo.

Le télétravail est possible pour ”à peu près un emploi sur trois”, a estimé la ministre au lendemain de l’annonce par Emmanuel Macron de la fermeture des crèches, écoles, collèges, lycées et universités à partir de lundi. “Pour tous les autres, je confirme qu’ils pourront tous être en arrêt maladie s’ils n’ont pas de solution, pas de télétravail, pour s’occuper de leurs enfants”, a-t-elle ajouté, comme vous pouvez le voir au début de l’interview ci-dessous

 

20 jours, sans délai de carence

Cette solution concerne les parents d’enfants de moins de 16 ans, et de “moins de 18 ans pour les parents d’enfants en situation de handicap pris en charge dans un établissement spécialisé”.

“C’est un arrêt maladie sans qu’ils soient malades, c’est sans aller chez le médecin, il n’y a pas de délai de carence, c’est dès le premier jour qu’on est pris en charge, et c’est l’employeur qui le déclare”, a expliqué Muriel Pénicaud. “Le salarié va rester chez lui, et l’employeur va envoyer l’attestation à la Sécurité sociale pour se faire rembourser”, a-t-elle précisé.

“L’employeur ne peut pas dire non, c’est automatique, si vous avez un enfant de moins de 16 ans, qui est en crèche ou école, et que le télétravail n’est pas possible vous y avez droit automatiquement”, a dit la ministre.

Un décret prévoit que “c’est possible 20 jours, on verra après, ce sera le temps qu’il faut”, selon elle.

Un nouveau service en ligne dédié

Le ministère des Solidarités et l’Assurance maladie avaient mis en place le 4 mars un dispositif unique pour les parents n’ayant pas de solution de garde...

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