Assassinat de Samuel Paty : d'un jeune homme "discret" à un meurtrier, la fabrique d’un terroriste

franceinfo
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16 h 57, vendredi 16 octobre 2020, Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). Abdoullakh Anzorov vient de décapiter l’enseignant Samuel Paty aux abords de son collège. Méthodiquement, il poste sur Twitter un message de revendication qu’il a pris la peine de rédiger à 12 h 17, quatre heures précisément avant de passer à l’acte. Il joint au texte une photo glaçante de l’enseignant. Quelques minutes plus tard, peu avant d’être abattu par les policiers, Abdoullakh Anzorov envoie un second message de revendication sur Instagram, sous forme de message audio. Son destinataire est un mystérieux contact à Idlib, au nord-ouest de la Syrie. D’une voix grave et essoufflée, il explique avoir "vengé le prophète", en reprochant à Samuel Paty de l’avoir "montré de façon insultante". "Frères, priez pour qu’Allah m’accepte en martyr", lance-t-il.

Le soir-même, à 80 kilomètres à l’ouest de Conflans, c’est la stupeur dans le quartier populaire de La Madeleine, à Évreux (Eure). Plusieurs dizaines de jeunes se retrouvent au pied des barres de HLM, où vivait l’assassin. Ils tentent de comprendre comment leur copain a pu basculer dans l’horreur. Une rumeur court : il se serait radicalisé en jouant en ligne à Call of Duty, après avoir été contacté par un recruteur. Une rumeur que personne n’arrivera à (...)

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