Assurance emprunteur : les pistes pour alléger le surcoût

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L'assurance décès-invalidité peut parfois voir son coût excéder celui des intérêts dans les opérations de prêt immobilier.

Paris Match. Comment expliquez-vous le poids grandissant de l’assurance emprunteur ?
Philippe Taboret. Compte tenu du niveau historiquement faible des taux de crédit immobilier, l’assurance décès-invalidité prend de plus en plus de place dans le coût global du prêt. C’est d’autant plus flagrant que, conformément aux récentes recommandations du Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), l’assurance emprunteur – passage incontournable pour l’obtention d’un prêt immobilier – doit, désormais, obligatoirement être prise en compte par les banques dans le calcul du taux d’endettement. Dès lors, pour certains profils, l’assurance égale, voire dépasse les intérêts de l’emprunt.

Peut-on minimiser son coût ?
Cela se révèle compliqué. Car si les intérêts que vous versez à la banque pour rembourser votre prêt dépendent de vos revenus, les tarifs de l’assurance emprunteur varient, eux, selon votre âge et votre état de santé. Sachez, par ailleurs, que le niveau des taux de crédit ne fait pas varier le prix de cette assurance.

Alors, comment faire baisser la facture ?
Comme pour le crédit, faites jouer la concurrence. La loi vous autorise, en théorie, à souscrire une assurance de prêt ailleurs qu’auprès de la banque chez qui vous sollicitez le prêt. Contrairement à l’offre de groupe de votre banque, qui propose des garanties et une tarification standardisées, vous profitez d’une assurance personnalisée et adaptée à vos besoins du moment. Votre banque peut néanmoins prendre prétexte de cette stratégie pour refuser votre crédit. Dans le cas où vous seriez contraint de choisir le contrat d’assurance de groupe ou déléguée de votre banque, vous conservez la possibilité offerte par les lois Hamon et Bourquin de le résilier soit dans(...)


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