Assurance-vie écoresponsable : une offre encore limitée

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Un entretien avec Hélène N’Diaye, la directrice générale de MAIF Vie, l’un des acteurs les plus engagés dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Paris Match. L’investissement responsable devient un terme galvaudé. En quoi l’approche de MAIF Vie diffère-t-elle ?
Hélène N’Diaye. Nos actions sont bien antérieures à l’adoption du statut de société à mission voté par les élus des sociétaires en juillet 2020 et à la création du label ISR en 2016 pour les fonds d’investissement. L’engagement de MAIF Vie en faveur de l’intérêt collectif depuis les années 2000 n’a pas attendu l’évolution de la réglementation.

Comment cet engagement se traduit-il ?
Nous privilégions les investissements dans des entreprises qui s’engagent elles- mêmes dans une démarche responsable, qui cultivent le temps long plutôt qu’un surcroît de rendement à court terme. Nous avons aussi la conviction que, sur une longue période, notre approche contribue à sécuriser l’épargne que nos sociétaires nous confient.

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Un mouvement de marché s'opère en faveur d'investissements tenant compte des aspects environnementaux

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De quelle manière ?
Un mouvement de marché s’opère en faveur d’investissements tenant compte des aspects environnementaux, sociaux et de bonne gouvernance. Cela conduit à la constitution “d’actifs échoués” restés à l’écart de ces enjeux, qui perdent de la valeur en raison du désintérêt qu’ils suscitent. Nos engagements pris de longue date nous ont permis d’éviter ces sources de moins-values.

Avez-vous exclu des activités de vos investissements ?
Nous ne finançons en direct aucune société n’ayant pas entrepris de démarche RSE [responsabilité sociétale des entreprises] ni celles qui ne respectent pas les dix principes du pacte mondial des Nations unies. Nous excluons les fabricants d’armes, les producteurs de tabac, les Etats qui n’ont pas(...)


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