Au Royaume-Uni, le sang des règles pourrait être utilisé pour faire progresser la science et améliorer la santé des femmes

Alors que 800 millions de personnes ont leurs règles chaque jour, comme l’indique CNews, on sait en réalité très peu de chose sur le sang menstruel et sa composition. Selon la BBC, c’est le constat qu’a fait la médecin britannique Sara Naseri, avant de lancer sa start-up de santé Qvin.

Son idée ? Analyser le sang des règles, encore largement ignoré et peu étudié, pour faire avancer la science et la médecine. "Le sang est le fluide corporel le plus couramment utilisé pour la prise de décisions médicales", a indiqué la scientifique. "Je me suis dit : 'Les femmes saignent tous les mois. Pourquoi personne n'a utilisé ce sang à des fins médicales ?'"

Sara Naseri est effectivement convaincue que l'analyse d’échantillons de sang mensuel pourrait apporter des informations inédites en matière de santé. Et pour cause, outre le sang, les effluents menstruels contiennent des sécrétions vaginales, de la glaire cervicale et des cellules endométriales. Tout autant d’éléments qui pourraient notamment aider à mieux comprendre la santé intime des femmes, à commencer par exemple par l’endométriose, une maladie qui touche une femme sur dix, mais contre laquelle il n’existe encore aucun traitement.

Les équipes de Qvin ont mené plusieurs études dont les premiers résultats sont prometteurs. Ils ont notamment révélé que le sang menstruel peut être utilisé pour surveiller la glycémie et le taux de cholestérol. Ils ont aussi permis de trouver des moyens non invasifs de diagnostiquer et de traiter les affections (...)

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