Au secours mon mari est hypocondriaque !

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Notre homme ? Au début, on lui trouvait des airs de Woody Allen plus que charmants. Sa rengaine sur le mode "j'ai un rhume, je crois que je vais mourir" nous faisait rire. Elle mettait en relief un côté de sa personnalité riche et unique : une fragilité que peu d'hommes sont capables d'assumer. Et puis hop, son inquiétude disparaissait ! Il était plus détendu, il oubliait... jusqu'à ce que la maladie imaginaire réapparaisse.

Mais à force de syndrome métacarpien intempestif ou de ballonnement pré-digestif, le quotidien perd un peu de son glamour. Et quand on dit "un peu", on est sympa. Alors hors de question de le laisser se pourrir la vie (et la nôtre au même prix). D'autant que cette hypocondrie n'est pas anodine. Parfois, de vrais symptômes surgissent : douleurs, palpitations, fatigue. Le stress augmente et ça, c'est mauvais pour la santé. Conclusion ? Il faut sauver le soldat mari.

On chausse donc notre tenue de guerre, et on attaque... avec tact. D'abord, on pose des mots sur son attitude. "Mon amour (ou chouchou, ou roudoudou des îles, c'est vous qui voyez), je me demande si tu n'es pas un chouilla hypocondriaque." On avance des faits, on démontre par A + B. Mais on ne le lui reproche pas. On ne l'accuse pas. On lui met juste la puce à l'oreille.

Ensuite, on avance nos pions. Autour d'un dîner en amoureux, dans un cadre doux et enveloppant, on fait le lien avec son état psychologique global. Que vit-il de si stressant en ce moment pour soupçonner un nouveau cancer (du gros (...)

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