Au TNS, Hubert Colas relit avec poésie l'histoire algérienne

Patrick Sourd
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© Hervé Bellamy
© Hervé Bellamy

En cette fin du mois d’août 1997, la presse relaie jusqu’à l’overdose le décès accidentel de Lady Di à Paris, en oubliant trop vite le massacre de Raïs perpétré deux jours avant en Algérie – trois cents personnes (hommes, femmes et enfants) assassinées au nom d’une terreur attribuée au Groupe islamique armé.

Nourrissant une colère légitime envers les priorités de l’info, Sonia Chiambretto décide alors de s'atteler à un travail d’écriture, qui va lui prendre plus de vingt ans, pour témoigner du calvaire du peuple algérien. Gratte-Ciel, son récit, est aujourd’hui adapté pour la scène sous le titre Superstucture par Hubert Colas. Ce dernier nous ouvre l’une des ultimes répétitions, au Théâtre national de Strasbourg.

Un rendez-vous manqué avec l’architecture qui aurait pu changer le cours de l’histoire de l’Algérie

En se référant au lexique de l’urbanité, l’autrice et le metteur en scène pointent un rendez-vous manqué avec l’architecture qui aurait pu changer le cours de l’histoire de l’Algérie. “L’architecture étant le jeu savant, correct et magnifique des volumes assemblés sous la lumière” pour Le Corbusier, le maître du mouvement moderne ne pouvait qu’être inspiré par la lumière de la baie d’Alger. Il imagine, dans les années 1930, un nouveau visage pour la capitale.

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