Y aura-t-il une rentrée littéraire en septembre ?

Nelly Kaprièlian

Dire que pendant des années les critiques littéraires se sont plaint·es ; surtout l'été, parce qu’ils·elles devaient rester chez eux·elles à lire les romans de la rentrée alors que leurs contemporains sirotaient des cocktails orange en terrasse ; et puis ils·elles se plaignaient du nombre exorbitant de livres à se fader – 500, 600, parfois même 700…

Mais quand les maisons d’édition ont récemment fermé à cause du coronavirus et quasiment cessé toute activité, nos pathétiques petits geignements habituels nous ont paru obscènes.