Automobile : comment le chinois Leapmotor veut percer en France

Capital - Quelle est votre stratégie de déploiement en Europe, et notamment en France ?

Matt Lei, président de la division commerciale internationale de Leapmotor - La France est notre première destination en Europe. Nous avons commencé notre activité en mars et nous sommes satisfaits. Nous avons vendu environ 200 unités de T03 (une citadine électrique à partir de 25.990 euros pour 280 km d’autonomie en cycle WLTP, ndlr). Nous allons lancer la berline électrique C01 en 2024. Nous sommes en train de déterminer la tarification du véhicule. À partir de 2025, nous lancerons un nouveau modèle chaque année. Donc nous devrions proposer environ cinq véhicules en 2027.

Les observateurs du secteur automobile soulignent l’avance prise par les constructeurs chinois en termes d’outils numériques et de services connectés. Allez-vous amener les mêmes technologies sur le marché européen ?

En Chine, les clients sont très exigeants à l'égard de ce type de technologie. Mais en Europe, c'est peut-être une autre histoire. Nous devons comprendre ce que veulent vraiment nos clients avant d'intégrer tous ces équipements dans le véhicule. S'ils veulent simplement un transporteur de personnes, ce n'est peut-être pas nécessaire. Tout dépendra des attentes de la clientèle.

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