Avant Mérignac, le terrible féminicide de Bernadette Reby, écrasée par son mari

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Alors que le féminicide de Chahinez Boutaa est encore dans tous les esprits, un drame similaire arrive ce jeudi devant la cour d’assises du Rhône. En 2019, Bernadette Reby a été tuée par son mari violent, alors que ce dernier avait interdiction d'entrer en contact avec elle.  

Il avait interdiction de l’approcher, et pourtant. Gilou Rakotoasimbola, 46 ans, comparaît jeudi et vendredi devant la cour d'assises du Rhône pour le meurtre de son épouse, sur qui il avait foncé en voiture à Vénissieux en 2019. Un féminicide qui rappelle tristement celui de Mérignac, il y a quinze jours. Comme Chahinez Boutaa, Bernadette Reby avait déposé plainte contre son mari violent. Comme Chahinez Boutaa, Bernadette Reby ne bénéficiait pas de téléphone grave danger (TGD), et son époux ne s’était pas vu attribuer de bracelet anti-rapprochement. Dans les deux affaires, les victimes ont été suivies par leur mari, avant d’être tuées.  

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Poursuivi pour violences conjugales 

Trois semaines avant sa mort, Bernadette Reby s'était séparée de son mari, après la découverte de messages d'autres femmes dans le téléphone de celui-ci. Le 7 juillet 2019, une violente dispute avait éclaté au sein du couple. Le ton était monté et Gilou Rakotoasimbola avait serré le cou de son épouse si fort, qu'elle avait perdu connaissance. 

Le lendemain, la femme de 43 ans, qui venait d'obtenir un emploi d'employée administrative, avait déposé plainte. Son mari, père de deux enfants d'une précédente union, avait été placé en garde à vue, mis en examen et placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de rentrer en contact avec son épouse. Une...

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