Avoir des amis plus riches que nous dès l’enfance, pour gagner plus à l’âge adulte

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Des chercheurs ont épluché les amitiés Facebook de 72 millions d’Américains, et ont découvert que ceux qui étaient nés dans une famille pauvre mais avaient côtoyé des enfants riches avaient plus de chances de monter les échelons de la société.

La mobilité sociale se joue dès le plus jeune âge. Raj Chetty, un économiste de l’université d’Harvard, a mené une étude qui prouve qu’une personne née dans une famille modeste gagne plus d’argent si elle a côtoyé des enfants de famille aisée en grandissant. Pour faire cette découverte, dévoilée dans « Nature » et relayée par « Forbes » le 24 août dernier, le chercheur a analysé les amitié Facebook de 72 millions d’Américains. Son équipe et lui ont pris en compte le code postal de leur résidence, et ont analysé les statuts socio-économiques de chacun, leurs réseaux d’amis, et leurs engagements civiques.

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« Si des enfants dont les parents se situent au bas de l’échelle socio-économique grandissent dans des régions avec une connectivité économique comparable à celle d’un enfant de parents aisés, son salaire à l’âge adulte augmente de 20% en moyenne », peut-on lire dans l’étude.

Quid de la mobilité sociale en France ?

Pour illustrer les disparités aux États-Unis, Raj Chetty a publié une carte interactive sur le site socialcapital.org. À première vue, on constate que la mobilité sociale est plus élevée dans le Nord que le Sud du pays, et plus probable dans les grandes villes. À titre d’exemple, les personnes qui grandissent dans une famille modeste à San Francisco ont 65,6% d’amis aisés, alors que ce chiffre...

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