Avortement aux États-Unis : une société de collecte de données dans le viseur du gouvernement

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Depuis l’annulation de l’arrêt garantissant le droit à l’avortement dans tout le pays, les données sont devenues un enjeu majeur. Les États qui restreignent fortement l’accès à l’IVG cherchent à s’en servir pour poursuivre des patients et des soignants.

L’Agence américaine de protection des consommateurs, la FTC, a assigné en justice Kochava, une société de collecte de données. Kochava est accusée de faciliter l’identification de femmes s’étant rendues dans des cliniques pratiquant l’avortement.

La FTC reproche à Kochava de vendre des données de géolocalisation qui permettent de suivre les déplacements d’une personne, entre autres « vers et depuis des endroits sensibles », explique le régulateur. Parmi ces « endroits sensibles », la FTC mentionne ainsi des cliniques pratiquant l’interruption volontaire de grossesse (IVG), mais aussi des lieux de culte, des centres d’hébergement pour sans-abri ou victimes de violences conjugales, ainsi que des centres de traitement des addictions.

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Les données vendues par Kochava, qui concernent des « centaines de milliers » de téléphones portables, selon l’Agence, ne comprennent pas les identités des propriétaires de ces smartphones. Mais il est possible de les retrouver en opérant des croisements, notamment avec les adresses où les téléphones mobiles se trouvent la nuit et le nom des propriétaires de ces logements.

Les détenteurs des téléphones « ignorent souvent que leurs données de géolocalisation ont été achetées et partagées par Kochava et n’ont aucun contrôle sur leur vente ou leur utilisation » s’indigne la FTC.

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