Avortement : la Nouvelle-Zélande dépénalise l’IVG

Margot Ruyter

Promesse de campagne de la Première ministre, Jacinda Ardern, la dépénalisation de l’IVG a été votée mercredi par le Parlement néo-zélandais.

« Comment pouvons-nous nous sentir en sécurité quand nous devons mentir à un médecin pour obtenir un soin médical ? » C’est la question posée par Terry Bellamak, présidente de l’association néo-zélandaise pour le droit à l’avortement (Alranz), en septembre 2019, à « Newshub ». Une interrogation à laquelle répond enfin la Justice de la Nouvelle-Zélande. Depuis mercredi 18 mars, le Parlement néo-zélandais a voté à 68 voix contre 51 pour la dépénalisation de l’avortement. C’est le ministre de la Justice, Andrew Little qui a annoncé la bonne nouvelle. « Désormais les avortement seront considérés comme une question médicale. Avec la loi précédente, les femmes qui souhaitaient se faire avorter devaient surmonter de nombreux obstacles », a déclaré le ministre.  

Jusqu’à présent, l’ IVG était régit par les lois de 1961 et 1977 qui l’interdisait, sauf en cas d’inceste, d’anomalie du fœtus ou de danger pour la santé physique ou mentale de la mère. En dehors de ces motifs, les Néo-Zélandaises risquaient officiellement jusqu’à quatorze ans de prison. « Les femmes enceintes doivent obtenir l’accord de professionnels certifiés, et dans la plupart des cas, doivent mentir à propos de leur santé mentale pour justifier un avortement. Parce que nous ne pouvons toujours pas choisir par nous-mêmes », a fustigé Terry Bellamak en septembre 2019. La Nouvelle-Zélande réalise environ 13 000 avortement légaux par an. 

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