Axel Kahn : "La quête de la beauté est indispensable à l'épanouissement"

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Qu’est-ce qui vous a poussé traverser la France par ses chemins ?

Axel Kahn - Je suis un marcheur depuis l’ J’ai toujours eu un contact extrêmement fort avec une nature aussi peu urbanisée que possible. Il y a trente ans j’ai lu Chemin faisant, où Jacques Lacarrière relate son trajet des Vosges aux Corbières. Je m’étais promis un jour de mettre mes pas dans les siens.

Paysages, villages, rencontres… vous êtes en permanence en « quête de beauté ».

A. K. – Elle est indispensable à l’épanouissement d’une vie authentiquement humaine. J’ai le sentiment que lorsque la beauté est déconnectée d’un circuit marchand, d’un dessein économique, elle n’est plus prisée au rang qu’elle mérite. Notre époque n’hésite pas à s’engager dans la voie de la laideur si c’est le prix de la rentabilité. Je voulais montrer qu’on peut connaître un sentiment de bonheur rien qu’en allant au devant de la beauté.

Vous vous êtes infligé de belles souffrances. Pourquoi ce besoin d’aller « au bout de soi » ?

A. K. – Mon père s’est donné la mort quand j’avais 26 ans. Il m’a laissé une lettre qui commençait par ces mots : « je m’adresse à toi Axel, comme celui de mes trois fils étant le plus à même de faire durement les choses nécessaires ». Cette traversée de la France, personne ne m’y avait incité. Si je m’étais fixé ce but, mon but, il convenait que je le fisse durement si besoin était. Mais jamais l’effort ni la souffrance n’ont été l’objectif. Un souvenir de randonnée, il y a longtemps, m’a marqué. Le temps (...)

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