Aya Nakamura signe un nouvel album attendu, mais pas décevant

Brice Miclet
·1 min de lecture

À 25 ans, Aya Nakamura en a déjà pas mal bavé. Son succès, fulgurant, a braqué sur elle la lumière aveuglante des projecteurs, mais lui a aussi valu un nombre incroyable de critiques virulentes. Alors, elle s’est endurcie.

Pour promouvoir ce troisième album, le très attendu Aya, la native de Bamako aurait pu miser sur le silence et laisser les chiffres gonfler, mais a choisi d'être présente médiatiquement et de parler de sa musique fièrement. Tant mieux, car il y a des choses à dire.

Ragots et rivalités

Disons-le tout de suite, ce nouvel album, n’a rien de surprenant. Il n’est pas ici question d’innover ou de prendre quelque contre-pied que ce soit. Les formats sont courts, radiophoniques au possible (aucun titre ne dépasse les 3mn30), et construits sur des structures semblables.

Aya Nakamura a une manière de faire de la musique à laquelle ses producteurs se plient. Excessive, peut-être, mais c’est aussi ce qui fait sa singularité et son succès. Cet été, le premier extrait du disque, Jolie nana, a caracolé en tête des charts singles. Produit par le trio Julio Masidi, John Makabi et Isaac Luyindula, il charrie des éléments rythmiques latinos, afros et caribéens savamment arrangés, et est doté d’un clip de plus de six minutes, où les déceptions amoureuses côtoient les ragots et les rivalités féminines. Les thèmes préférés de la chanteuse. Ces couleurs musicales optimistes ne fo

Lire la suite sur lesinrocks.com