Comment Béatrice Dalle a fait appel à Eric Dupond-Moretti pour sauver le comédien Gérald Thomassin

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On le dévore comme un roman, L’inconnu de la poste, le nouveau livre de la journaliste Florence Aubenas (éd. de l'Olivier, 240 p., 19 €). Et pourtant il s’agit d’une histoire vraie. Celle d’un crime. Celle de l’assassinat d’une femme, Catherine Burgot, âgée de 41 ans, divorcée et enceinte de son troisième enfant lorsqu’elle est tuée de vingt-huit-coups de couteau, le matin du 19 décembre 2018, alors qu’elle venait tout juste d’ouvrir le bureau de poste du petit village de montagne de Montréal-la-Cluse (Ain) où elle travaillait depuis quinze ans.

C’est une enquête fascinante qu’a scrupuleusement menée Florence Aubenas, qui l’a occupée, habitée durant sept ans de sa vie. Et qui n’en finit sans doute pas de la hanter dans le mesure où elle demeure irrésolue. Car si la grand reporter au Monde (retenue en otage en Irak de janvier à juin 2005) a multiplié les allers-retours entre Paris et Montréal-la-Cluse, si elle a sillonné le village, interrogé tous ses habitants, le père de la victime, ses collègues de la poste et les coupables présumés, le mystère reste entier.

L’histoire paraît d’autant plus romanesque que l’un des présumés coupables n’est autre que l’acteur Gérald Thomassin, un enfant de la Ddass, repéré dans un foyer par Jacques Doillon qui l’enrôle pour jouer dans son film Le Petit criminel, une interprétation qui lui vaut le César du meilleur espoir masculin en 1990. Suspecter d’être un criminel quand on a dans joué Le Petit criminel … Evidemment cela en a décontenancé plus (...)

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