Barbara Carlotti : “Sur Internet, point de hasard, ni de conseils avisés !”

Franck Vergeade
·1 min de lecture
Barbara Carlotti ©Daguin Giamarchi
Barbara Carlotti ©Daguin Giamarchi

“Je n'ai pas un souvenir précis ou plutôt j'en ai trop mais ce qui est sûr, c'est que dès que j'ai un peu de temps et d'argent, et notamment à l'époque où on faisait encore des concerts et des tournées, tu sais, où l'on enchaînait quatre dates par semaine, et bien les jours de pause, j'en profitais toujours pour aller dans les librairies et disquaires de quartier : regarder des livres, fouiller dans les bacs de disques, mater les couvertures, les titres des livres, les quatrième de couv', parfois choisir au hasard, tel titre de livres ou de disques extraordinaires qui te donnent envie d'en savoir plus, telles photos évocatrices, tel opus que tu ne connais pas et toujours la joie de faire le plein de romans graphiques, de livres, de vinyles, et rentrer chez toi et s'absorber dans les œuvres pour te sortir du tumulte des temps…

Avant-hier, avec Bertrand Mandico, on s'insurgeait sur la fermeture des librairies et des disquaires, et on se disait ça : quand tu vas dans les boutiques, le hasard nous mets sous le nez des œuvres qu'on attendait pas et qui pourtant font sens et quand tu vas chez un disquaire ou dans une librairie, nous on compte toujours sur le hasard. On a besoin de voir, de parcourir les rayons et d'être surpris. D'ailleurs, quand ton librairie ou ton disquaire n'a pas la référence que tu recherches, il te propose toujours un autre auteur ou musicien dont la sensibilité pourrait s'approcher de ce que tu cherches et là des mondes s'ouvrent, le hasard est

Lire la suite sur lesinrocks.com