“Le Bazar de la Charité” : 5 choses à savoir sur l’histoire vraie qui a inspiré la série de TF1 et Netflix

Le Bazar de la Charité, nouvelle série événement de TF1 diffusée à partir du lundi 18 novembre 2019 sur la chaîne puis sur Netflix dans le monde entier, s'inspire d'un terrible fait divers : l'incendie du Bazar de la Charité. Mais que s'est-il vraiment passé ?

1. Qu’est-ce que le Bazar de la Charité ?

Le Bazar de la charité était une vente de bienfaisance créée par le financier Henri Blount et présidée par le baron de Mackau. Le but ? Réunir un consortium de plusieurs oeuvres de bienfaisance en louant un espace commun afin de vendre des objets (tableaux, bijoux, livres…) au profit des plus démunis. Le Bazar, situé à l’emplacement des actuels numéros 13 à 19 de la rue Jean-Goujon (VIIIe arrondissement de Paris, dans le quartier des Champs-Elysées) et édifié dans un immense terrain vague en face des écuries de M. le baron Alphonse de Rothschild, ouvre le 3 mai 1887. Avant cela, il avait été installé rue du Faubourg-Saint-Honoré. Il sera ensuite déplacé place Vendôme puis rue de La Boétie. Le jour du drame, la recette de la journée s’élève à 45.000 francs. Après l’incendie, une commémoration officielle aura lieu le 8 mai 1897 à Notre-Dame de Paris, où s’est rendu le président Félix Faure. De nos jours, une église arménienne construite en 1903 se dresse au 15 rue Jean-Goujon. La chapelle Notre-Dame-de-Consolation, située au 23, est dédiée aux victimes.

2. Comment s'est déclaré l’incendie du Bazar de la Charité ?

L’incendie, qui s’est déclaré aux environs de 16h20, a été causé par la combustion des vapeurs de l’éther utilisé afin d’alimenter la lampe du projecteur du cinématographe, véritable nouveauté pour l’époque. Dans la série de TF1 et Netflix, le film projeté juste avant l’incendie n’est autre que le tout premier film français réalisé par Louis Lumière, L’Arrivée d’un train en gare de La Ciotat, que les spectateurs peuvent voir contre cinquante centimes. Un véritable classique qui montre un train arrivant en gare et qui, selon la légende (un poil exagérée), aurait effrayé

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