La BBC a posé une question très déplacée aux joueuses de l’équipe de foot marocaine et s’en excuse

Toutes les questions ne sont pas légitimes. Certaines peuvent attendre un autre moment, plus approprié. D’autres sont simplement déplacées. Lorsque le journaliste de la BBC qui couvre la Coupe du monde de football féminin en Australie et en Nouvelle-Zélande s’est retrouvé devant la capitaine de l’équipe du Maroc, il a posé une question très inappropriée. “Au Maroc, c’est illégal d’avoir des relations homosexuelles. Y a-t-il des lesbiennes dans votre équipe, et comment se passe leur vie au Maroc?”, a-t-il tenté face à Ghizlane Chebbak, rapporte The Guardian. Une question non seulement déplacée mais aussi dangereuse pour les joueuses. La capitaine a aussitôt soulevé l’oreillette qui lui traduisait les questions et a regardé son entraîneur, sans répondre. “Désolée, c’est une question très politique”, a répondu un membre de la FIFA, organisatrice de la compétition en demandant au journaliste de se concentrer sur les questions relatives au jeu.

D’autres journalistes présent·es dans la salle de presse à ce moment-là ont dénoncé cette question totalement déplacée. “Ce n’est pas une question de liberté de la presse. On peut se poser des questions sur les lois sociales dans le monde sans mettre personne en danger. Les journalistes ont l’obligation d’être justes, précis·es et d’agir avec précaution. Si notre travail blesse quelqu’un, cela ne manque pas seulement d’éthique, c’est dangereux”, explique Shireen Ahmed, reporter pour CBC Sports. Face à ces nombreuses critiques, la BBC a présenté (...)

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