Un beau portrait de cinéaste et de prometteuses découvertes : ce qu'il faut retenir de la 31e édition du FID

Bruno Deruisseau

Alors que l'épidémie de Covid-19 est en recrudescence en France, se tenait à Marseille la 31ème édition du FID, le premier festival de cinéma (hors version en ligne) depuis la Berlinale. Ramené à quatre jours et prenant ses quartiers dans un parc de salles restreint, le FID s'est déroulé dans un climat mêlé d'insouciance et de bravade, avec le sentiment d'être à contre-courant, non seulement et comme chaque année du cinéma commercial, mais aussi de l'immédiate actualité sanitaire. Si le masque était de rigueur dans les salles, il est vite apparu que la vie d'un festival - ses fêtes et ses discussions à la sortie des films - mais aussi l'atmosphère décontractée propre à la ville faisaient souvent tomber l'impératif des gestes barrières.

Dans des salles aux jauges réduites et souvent complètes (mais pas pleines, la règle du siège vide entre spectateurs étant respectée), les festivaliers ont pu, entre autres, revoir des films avec Michel Piccoli, auquel le festival rendait un hommage, voir les films de la cinéaste allemande Angela Schanelec, invitée d'honneur du festival, et surtout découvrir une série d'œuvres elles aussi affranchies des barrières, celles qu'on pose trop souvent entre la fiction et le documentaire, entre l'essai filmique, l'art vidéo et le cinéma.

Un cinéaste en regarde un autre

L'un des plus beaux films vu cette année est un portrait s'inscrivant dans la fameuse série Cinéastes de notre temps (ou Cinéma, de notre temps d

Lire la suite sur lesinrocks.com