La beauté non-genrée : futur de toutes les libertés

Matthieu Bobard Deliere

Depuis des années, le monde de la beauté est à l’image de notre société : binaire. D’un côté les filles douces en rose, de l’autre les garçons costauds en bleu. Alors que ces stéréotypes sociaux sont déconstruits un à un, la cosmétique suit le même chemin.

Sur Twitter, nombreux sont les posts qui interpellent les marques et les grandes enseignes sur la stéréotypisation des cosmétiques en fonction du sexe. On peut notamment lire les descriptions de fragrance de déodorant : « Rose, coton, printemps, prairie. » A l’opposé, l’odeur destinée aux hommes est toute autre : « Glacier d'hiver, sharknado, anti-freeze, arme à feu ». Les femmes romantiques vivraient donc dans une adaptation de « Blanche-Neige » tandis que les vrais bonhommes seraient dans une réalité à la « Rambo ».

Ce cliché a également été largement relayé (et un peu moqué) lorsque le réseau social a découvert une marque de maquillage à destination des hommes baptisée « War Paint », comprenez « peinture de guerre ». Se maquiller : pas question. Mais se maquiller virilement : pourquoi pas. 

Le conditionnement de genre

Blague à part, les stéréotypes de genre sont malheureusement ancrés dans notre société. Ils résultent en majeure partie d’une construction sociale depuis notre enfance. Prenons l’exemple des rayons jouets en grande surface. Du bleu et des super-héros avec un écriteau « garçons », et du rose avec des princesses sous la pancarte « filles ». Nous sommes conditionnés pour avoir ces goûts stéréotypés et pour classifier certaines choses comme « féminines » et d’autres comme « masculines ».

Ce phénomène continue alors à nous influencer tout au long de notre évolution, même à l’âge adulte....

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