Beauté : les nouveaux acteurs du bio

Face à la défiance grandissante des consommateurs, les grands groupes de cosmétiques investissent le secteur green avec une offre accessible et des produits engagés. 

En 2018, les ventes de cosmétiques traditionnels se sont effondrées, la faute à une inquiétude croissante quant à la composition des produits et à une déconsommation assumée. Moins de produits, plus de transparence et d’écoresponsabilité, le message des consommateurs est clair et sans ambiguïté. En trois ans, le chiffre d’affaires de l’hygiène-beauté en supermarchés a d’ailleurs baissé de 470 millions d’euros selon l’Iri (Information Resources, Inc). Parallèlement, les achats de cosmétiques bio ont progressé de 36 % et l’application Yuka, qui décrypte les listes d’ingrédients et identifie les actifs polémiques, a atteint les 5 millions de visiteurs mensuels. Plus le choix donc pour les grands acteurs du marché, il est temps de passer au vert !

n virage déjà amorcé par les leaders du secteur : L’Oréal a lancé son offensive green avec Garnier Bio et La Provençale, tandis qu’Unilever contre-attaquait avec sa marque Love Beauty and Planet et que Henkel renchérissait avec l’arrivée de N.A.E. (Naturale Antica Erboristeria) sur les linéaires. « Nous avions déjà supprimé les parabens et les silicones de nos formules et évolué vers davantage de naturalité, explique Delphine Viguier-Hovasse, directrice générale Garnier International. Mais nous avons senti que le besoin d’un label, d’une instance extérieure, devenait nécessaire pour finir de rassurer. Et cette fois, le timing était bon. En 2009, nous avions lancé un anti-âge bio, mais la demande n’était pas encore là et les formules restaient chères et non abouties. Nous n’étions pas prêts à faire des concessions entre qualité et plaisir. Aujourd’hui, le savoir-faire industriel a permis de monter en gamme et de proposer des produits à la fois abordables et efficaces. » Une(...)


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