La Belle Époque : Doria Tillier, tendrement nostalgique

Marion Ruggieri

Dans « La Belle Époque », de Nicolas Bedos, comédie romantique virevoltante acclamée au dernier festival de Cannes et en compétition lors du Grand Prix du Cinéma ELLE 2019, Doria Tillier joue avec les coeurs et le temps. Rencontre avec une actrice passionnée et tendrement nostalgique.

Fille de mathématicien, Doria Tillier ne goûte guère l'approximation. Ce qui lui donne une certaine exigence pour elle et pour les autres. Un souci de véracité, de précision. Elle choisit ses mots et dit drôlement qu'elle préfère ne rien dire plutôt que de voir ses maux traités à la légère - expédiés - par autrui. Pour l'heure, cette longue brune tout en angles et en creux, dont le visage change avec la lumière et ne se ressemble plus d'une seconde à l'autre, est à l'affiche du deuxième film de Nicolas Bedos : « La Belle Époque »*. L'histoire d'un homme plaqué qui décide de retourner en 1974 rencontrer sa femme pour la première fois. Daniel Auteuil et Fanny Ardant sont épatants dans lesdits rôles. Idem pour Guillaume Canet qui joue l'entrepreneur/metteur en scène de ce retour vers le passé, à la fois irrésistible et hystérique, comme un lointain écho à Bedos. Et puis il y a Doria, impériale en jeune Ardant(e), en aspirante comédienne employée par Canet, dont elle est l'amour intermittent. Toute ressemblance ?

ELLE. Huit minutes et vingt-deux secondes : c'est le temps qu'a duré la standing ovation pour « La Belle Époque », à Cannes... De quoi voir l'avenir sereinement ?

DORIA TILLIER. C'était fou ! J'étais tellement stressée qu'au début du film j'avais l'impression que le son et l'image n'étaient pas synchronisés. Je me disais « mais c'est nul, c'est nul », j'étais un peu hors de moi-même. Je l'avais déjà vu une fois, et...

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