"Ma belle", "la miss", "les jeunes" : quand les surnoms au travail agissent comme des micro-agressions quotidiennes

Andrea Piacquadio

Un vieil héritage paternaliste. Au travail, il arrive que certaines personnes soient affublées de surnoms donnés par des collègues ou des supérieur·es hiérarchiques. "Ma belle", "mon petit", "ma cocotte" peuvent ainsi progressivement remplacer de manière définitive les véritables prénoms. Si l’on est nombreux·ses à en avoir fait l’expérience, Dang-Minh Tran, co-fondatrice de Projet Adelphité travaillant pour l’inclusivité et la diversité dans les entreprises, en a eu assez et a tenu à le faire savoir. Dans un post sur LinkedIn publié en décembre dernier et repéré par Marie Claire, elle a évoqué ces “micro-agressions” du quotidien dans le monde du travail. "Les surnoms comme ‘ma petite’, ‘ma belle’, ‘l'Asiat’’, ‘le black’, ‘les petites bouffonnes’, liste l’entrepreneuse. Non, ce n’est pas affectueux. Ce n’est pas mignon. C’est malaisant et pas professionnel."

"C’est paternaliste et infantilisant. On appelle les hommes blancs par leur prénom, pourquoi pas les femmes et les personnes minorisées ? Tout le monde mérite d’être considéré et respecté", affirme Dang-Minh Tran, dénonçant ces petites agressions justifiées par une intention affectueuse. "Une micro-agression ce sont des petites remarques ou des petits gestes au quotidien qui font qu’on se sent dénigré·e ou insulté·e dans notre origine sociale, dans notre groupe ethnique, dans notre orientation sexuelle ou dans notre genre", détaille-t-elle pour le média The Daily Swile, ajoutant qu’elle peut être intentionnelle ou non.

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