Comment bien faire la sieste ? Entretien avec un spécialiste du sommeil

Carole de Landtsheer
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On sait que le manque de sommeil a des répercussions sur notre santé. D’où l’intérêt de dormir – un peu – dans la journée. Une pratique dont certains ne peuvent plus se passer.

« Il faut l’adapter en fonction de sa dette de sommeil », Entretien avec Brice Faraut, chercheur en neurosciences et spécialiste du sommeil, auteur de Sauvés par la sieste, petits sommes et grandes victoires sur la dette de sommeil (Actes Sud).

La sieste correspond-elle à un vrai besoin ?
Brice Faraut - Oui, c’est un besoin physiologique naturel et essentiel. Elle est inscrite depuis l’enfance dans notre horloge biologique, qui contrôle l’ensemble de nos rythmes, dont celui de la vigilance, plus faible en début d’après-midi. En réalité, nous disposons de plusieurs fenêtres de sommeil, toutes les deux heures. Mais celle située entre 12 heures et 16 heures, modulable selon notre chronotype (couche-tard ou lève-tôt), est particulièrement propice à l’endormissement. En moyenne, les Français se lèvent entre 6h30 et 7 heures. Et, après sept heures de veille, les individus sont naturellement soumis à une pression du sommeil qui s’accompagne d’une baisse de la température centrale. Ce n’est donc pas le déjeuner qui déclenche la sieste, même si le repas va accentuer le creux de vigilance ressenti.

Quelle est sa durée idéale ?
Brice Faraut - Tout dépend, en définitive, de notre dette de sommeil et du bénéfice recherché. La sieste de dix minutes ou « power nap » (sieste éclair), à laquelle on devra ajouter dix minutes supplémentaires pour le temps d’endormissement, a un effet sur nos performances...

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