Bientôt la fin des discriminations capillaires à l’école et en entreprise ? Un député se mobilise

Il était temps que le sujet des discriminations capillaires soit posé sur la table du législatif en France : l’élu Olivier Serva, député LIOT (groupe Libertés, indépendants, outre-mer et territoires) de la première circonscription de Guadeloupe, veut soumettre un projet de loi visant à modifier le code pénal, mais aussi le code du travail, afin de lutter contre toute discrimination sur la couleur, la longueur, la texture ou le style des cheveux en entreprise et en milieu scolaire. Tel est l’objectif de la proposition de loi transpartisane que le député va déposer à l’Assemblée Nationale dans les mois qui viennent, d’après le média France-Antilles.

C’est une affaire judiciaire tranchée fin 2022 qui a décidé le député à se saisir de ce sujet : en 2005, un steward aux cheveux tressés et remontés en chignon se voit refuser l’embarquement par son employeur. La raison ? Selon Air France, sa coiffure n’était pas autorisée pour le personnel navigant commercial masculin. Pendant 2 ans, l’homme devra porter une perruque pour exercer ses fonctions. Après 10 ans de bataille judiciaire, la cour de cassation a finalement reconnu qu’il avait été victime de discrimination.

Ce cas est loin d’être isolé, et s’il concerne ici un homme, ce sont la plupart du temps les femmes — et surtout les femmes racisées aux cheveux texturés — qui se retrouvent concernées par ces discriminations : “Il est prouvé, notamment pour les femmes, qu’une coupe de cheveux par rapport à une autre permet un avancement de (...)

(...) Cliquez ici pour voir la suite

Handicap : Emmanuel Macron annonce des mesures pour l'accessibilité, les associations restent critiques
Nous perdons en moyenne 7 jours de vacances par an, voici comment
Merci Poutine : la guerre en Ukraine a renforcé le soutien aux personnes LGBT+
Un nouveau rapport dénonce le sexisme permanent du monde du gaming
Les conditions d’accueil des migrants en centre de rétention administrative dénoncées par les associations