Big data : un monde sans femmes ?

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 En France comme ailleurs, très peu de femmes s’investissent dans ces domaines pourtant capitaux pour notre avenir.

« Trop conceptuelles », « trop compétitives », les carrières dans  le big data ne séduisent pas les femmes. Seules 15% d’entre elles ont choisi cette profession,  irrigant pourtant tous les secteurs, de la médecine à l’automobile, en passant par la grande distribution, selon une étude du Boston Consulting Group (BCG), menée auprès de quelque 9 000 élèves, répartis dans dix pays, dont la France, l’Inde et les États-Unis. Dès le départ, les femmes ne constituent que 35% des effectifs d’étudiants en science. « Les gens ne savent même pas vraiment de quoi il retourne, explique Camille Brégé, directrice associée à BCG Gamma. A peine plus de 55% des sondées et moins de 63% de leurs homologues masculins admettent connaître le contenu de ce métier d’analyste de données ».

Des risques sociétaux non négligeables

« Concrètement, un data scientist crée des algorithmes qui vont être utilisés tous les jours par des vendeurs ou ingénieurs de production afin d’améliorer leurs décisions », détaille Camille Brégé. Selon les auteurs de l’analyse BCG Gamma, le manque de diversité dans le secteur engendre des risques sociétaux non négligeables, des équipes constituées essentiellement d'hommes pouvant mener à l’émergence de biais ou à des process générant des résultats erronés. « Prenons l’exemple d’un algorithme visant à évaluer les chances d’un candidat d’être sélectionné sur un poste. Si on le nourrit avec...

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