Et si on arrêtait de se plaindre ?

C’est carrément ce qu’a proposé Will Bowen, un Américain de 54 ans du Missouri, à son entourage en 2006 : à partir d’aujourd’hui, on arrête de chialer. Pour se remémorer sa résolution, il a créé un bracelet de plastique mauve qu’il a mis à son poignet. Et il s’est donné le défi de ne pas se plaindre pendant 21 jours consécutifs, soit le nombre de jours nécessaires pour se défaire d’une habitude, dit-il dans son livre 21 jours sans se plaindre.

Le best-seller, vendu à plus de deux millions de copies aux quatre coins du globe, vient d’atterrir en version française au Québec.

On échappe une complainte, une médisance, une lamentation, un sarcasme ? On change le bracelet de main et on recommence. L’objectif ? Changer sa façon de penser, de parler et améliorer sa qualité de vie – et celle de notre entourage. Parce que chialer, ce n’est pas bon ni pour le moral, ni pour la santé. Des études scientifiques le prouvent, souligne l’auteur et conférencier.

Le programme, appelé par son fondateur « Un monde sans plaintes » (en anglais : A Complaint Free World), a gagné plusieurs communautés de la planète. En tout, dix millions de bracelets mauves ont été distribués dans 106 pays. Le but ultime de M. Bowen ? Étendre le mouvement à 1% de la population mondiale soit… 60 millions d’individus.



Le programme Un monde sans plaintes a fait couler beaucoup d’encre : il a fait jaser sur les ondes du Today Show, chez Oprah, dans les pages du New York Times. Mais c’est sans doute dans les familles qu’il a été le plus discuté puisqu’en matière de complaintes, les enfants sont champions… sans doute par mimétisme auprès des parents !

C’est dans cet esprit que j’ai proposé aux enfants, grands chialeux des temps modernes, éternels victimes des devoirs, leçons et autres tâches « poches et plates », de réfléchir à leur attitude. À ce sujet, la citation de l’écrivaine et poète Maya Angelou, placée en introduction du livre, est inspirante : « Si tu n’aimes pas quelque chose, change-le. Si tu ne peux pas le changer, change ton attitude. Ne te plains pas ». Bref, sois reconnaissant.

J’essaie d’appliquer cette nouvelle devise dans mon quotidien – et j’essaie de l’inculquer aux enfants. Parce que plus je chiale, plus ce sur quoi je viens de chialer prend de la place… et rayonne sur tout le monde autour. Est-ce bien ce que j’ai envie de transmettre à mes enfants ?

Savez-vous combien de fois l’être humain se plaint, en moyenne, chaque jour ? Entre 15 et 30 fois, précise Will Bowen dans son ouvrage. Se plaindre est ancré dans notre façon de penser et de nous exprimer (on commence souvent les conversations ainsi d’ailleurs, comme par exemples : « Comme le temps est mauvais ! »). Cela explique, selon l’auteur, pourquoi réussir le défi des 21 jours peut prendre jusqu’à huit mois.

Au-delà de la recette, des conseils psycho-pop un peu gnangnan du livre, de l’entreprise des bracelets (et des revenus qui s’y rattachent pour M. Bowen…), le programme a ceci de bénéfique : il permet de prendre conscience du négatif que nous émettons. Et que nous versons parfois sur nos enfants.

Le livre 21 jours sans se plaindre de Will Bowen est publié aux Éditions de l’Homme (24,95$).

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