Tendance famille 2015 : Ensemble pour devenir parents

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Trouver sur Internet une personne qui veut un enfant sans être en couple. (Getty Images)
Trouver sur Internet une personne qui veut un enfant sans être en couple. (Getty Images)

Ce billet fait partie d’une série sur les tendances famille pour l’année 2015.


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« Je suis une femme de 38 ans, hétérosexuelle, célibataire, dossier médical impeccable, non-fumeuse et je désire un enfant depuis longtemps. »

Détrompez-vous. Cette annonce n’est pas tirée de Réseau Contact. Ni d’un quelconque site de rencontres entre célibataires. J’ai plutôt lu ces lignes sur Co-parents.fr, un site destiné aux gens qui veulent un enfant… sans avoir trouvé l’âme sœur.

Ce genre de sites de rencontres entre « adultes qui souhaitent devenir parents » est de plus en plus populaire aux États-Unis, en France et en Angleterre. Une petite recherche sur la toile et je tombe sur Family by design, Modamily, Coparentalité, Feeling parental et Co-parent Match. Dans la plupart des cas, ils contiennent une section « Canada » et même, « Québec ». Le premier site du genre verra-t-il le jour chez nous en 2015 ?

Je parie que oui. D’abord parce que le modèle de la famille nucléaire (papa et maman ont des enfants ensemble et vivent sous un même toit) n’est pas au meilleur de sa forme : selon le tout récent portrait de la famille dressé par l’Institut de la statistique du Québec, 43% des 15-17 ans vivent en famille monoparentale ou recomposée. Et 18% des 4 ans et moins sont dans cette situation (c’est presqu’un enfant sur 5).

Existe-t-il de meilleures façons d’élever, d’éduquer et d’aimer un enfant ? Peut-être. C’est du moins ce qu’avance Rachel Hope, auteure d’un livre sur la coparentalité. Citée dans un article du webzine BioEdge, la mère de deux enfants avance que « l’histoire de l’humanité nous démontre que la meilleure façon d’assurer la pérennité de l’être humain est d’élever des enfants en clan, en tribu, en village, dit-elle. Le modèle de la famille nucléaire (ou « traditionnelle ») est une expérience récente – et avouons que c’est un échec ».

Un échec. Bon, peut-être. Mais un couple amoureux, c’est bien. Tôt ou tard, les parents engagés dans un contrat de « co-parentalité », dans une union platonique dont l’objectif est d’abord et avant tout d’avoir un enfant et de l’élever ensemble, ces parents-là, vont tomber amoureux. Ils auront un partenaire, un conjoint(e). Et alors, que se passe-t-il avec le « contrat » ? Ça se complique.

Mais cela ne signifie pas, il me semble, que la situation soit meilleure ou pire. Après tout, nous connaissons tous des enfants dont les parents, séparés, sont avec de nouveaux conjoints. Nous connaissons tous, aussi, des histoires où le couple se sépare alors que la femme est enceinte…

Qu’est-ce qui est mieux ? Un enfant désiré issu de deux adultes engagés, qui regardent dans la même direction ? Ou un enfant né de parents qui ont été amoureux mais se séparent, parfois dans l’acrimonie ?

Nul ne peut juger.

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