Pour financer son tour du monde, le blogueur vendait des contenus pédopornographiques

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Un blogueur voyage condamné pour vente de contenus pédopornographiques
Un blogueur voyage condamné pour vente de contenus pédopornographiques

Un Belge âgé de 26 ans a récemment été condamné à quatre ans de prison par la justice australienne pour avoir vendu en ligne des photos et vidéos à caractère pédophile, finançant ainsi ses luxueuses activités touristiques.

Derrière son projet de tour du monde se cachait un envers du décor des plus nauséabonds. Bryan L., influent blogueur belge comptant pas moins de 17 000 followers sur Instagram, vient d’être condamné à une peine de prison ferme par la justice australienne, au terme d’une enquête qui a mis à jour son répugnant mode de financement.

“L’enquête a commencé avec un rapport en provenance des États-Unis selon lequel quelqu’un faisait de la publicité pour du matériel pédopornographique”, explique Justine Gough, commissaire adjointe de la police fédérale austalienne, citée par 7sur7.be. À cette époque, Bryan L. séjournait à Sydney dans le cadre d’un voyage au long cours, dont les étapes étaient régulièrement illustrées par des posts sur les réseaux sociaux.

Des packs de contenus pédophiles à 50 euros pièce

En remontant le fil des indices à leur disposition, les enquêteurs n’allaient pas tarder à découvrir où le Belge âgé d’une vingtaine d’années avait trouvé l’argent pour payer ses séjours dans des hôtels de luxe, mais aussi ses luxueuses activités touristiques (plongée, saut en parachute, saut à l’élastique...) et le matériel de captation utilisé pour réaliser ses photos et vidéos sur Instagram.

Il fut en effet établi que lors du séjour en Thaïlande qui avait précédé son arrivée en Australie, Bryan L. avait mené une “double vie”. En dehors de ses activités de blogueur voyage, il proposait en effet à la vente des packs de contenus à caractère pédophile, rassemblant “des photos et des vidéos d’enfants abusés sexuellement à travers le monde” pour la somme de 50 euros pièce, selon 7sur7.be.

Des preuves accablantes

Bryan L. avait même poussé le vice jusqu’à faire de la publicité pour cette odieuse activité parallèle sur plusieurs réseaux sociaux. Au regard de ces éléments, la police fédérale australienne a arrêté l’intéressé à Sydney en 2019, et a ensuite continué à accumuler les preuves, saisissant notamment au passage deux comptes bancaires sur lesquels il avait amassé près de 18 000 euros au total.

Après avoir plaidé coupable lors de son procès, le jeune Belge originaire de Bruxelles a finalement été condamné à quatre ans de prison ferme par un tribunal australien. 7sur7.be précise cependant que la peine a été assortie d’une possible libération conditionnelle au bout de deux ans et demi, ce qui implique que Bryan L. “pourrait être libéré à partir de 2023”.