Le blues des politiques au temps du coronavirus

Ava Djamshidi
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Adieu buvette de l'Assemblée Nationale, contacts sur le terrain et dîners mondains... Les politiques, ces animaux sociaux, subissent la pandémie en plein fouet. Enquête sur un spleen collectif.

Comment allez-vous, monsieur le Ministre, en ces temps pandémiques ? Il y a ceux qui balaient la question sur l’air de « madame la Marquise » – « tout va très bien, tout va très bien ! » – façon super-héros à peine touchés par les aléas du moment. Et puis les autres, qui noient leur réponse dans un soupir sincère, mine contrite, espoirs de lendemains qui chantent en bandoulière : « On survit… On n’est pas confiné, c’est déjà ça… » Des citoyens (presque) comme les autres, sujets à cette forme de spleen coronaviral qui entame le moral de leurs compatriotes. Ils s’étaient mis « en marche » derrière Emmanuel Macron, les voilà figés par le Covid, calfeutrés dans leurs bureaux. Entrés en politique pour faire voter des lois, « transformer le pays », ils se retrouvent englués dans des problématiques sanitaires, à écoper le désespoir de Français exaspérés par le virus autant que par la cohorte de décisions médico-présidentielles qui ont restreint leur horizon, obturé leur quotidien (pour les mieux lotis) ou leurs ressources (pour les plus précaires).

Depuis leurs ministères, leurs bureaux de député, ils n’en sont pas moins sujets au « Covid blues »: les effets secondaires de la maladie les entravent, eux aussi. Ces animaux sociaux dont l’agenda était truffé de rendez-vous, de réunions et de visites de terrain sont contraints – mesures de distanciation sociale obligent – de réduire drastiquement la voilure...

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