Bocuse entre au Louvre

La gastronomie lyonnaise s’invite au cœur de Paris grâce à la brasserie ouverte par Jérôme Bocuse, fils du plus célèbre des chefs français.

Nous aurons donc attendu la mort de Monsieur Paul, en janvier 2018, pour que les plats qui ont fait sa gloire, son gratin dauphinois avec ses pommes de terre coupées très fines, son saucisson chaud brioché ou sa gaufre « grand-mère » nappée de chocolat, « montent » enfin à Paris, à la Brasserie du Louvre, face au Palais-Royal.

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Car la relation de Paul Bocuse avec Paris n’était pas simple. Toute sa vie, il fut un homme de la campagne : « C’est dans la nature que je me sens le mieux, à côté de mon étang, avec mes chiens, et mes amis quand ils m’accompagnent. J’aime le cirque autant que la nourriture, j’aime aussi le bon vin rouge et les femmes, mais peut-être faudrait-il permuter l’ordre des priorités… »

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Bocuse adorait la chasse, la pêche et ses animaux, avec qui il avait un lien exceptionnel : le singe Milou, le renard Jimmy, le bouc Antoine et le blaireau Marius, sans oublier ses nombreux chiens, comme Fritz, le braque, Flambo, le drahthaar fugueur, qui passa deux fois sous un train, les cockers Gip et Négus, Diane, le chien-loup. Il savait imiter le cri des oiseaux, apprivoiser les animaux sauvages et hypnotiser les coqs, il portait sur l’épaule un tatouage représentant cet animal… La cour de son restaurant fut une vraie ménagerie, où l’on croisait des chèvres, des moutons, des canards et des lapins. Son luxe était de se réfugier dans sa cabane sur pilotis en bois rouge de la Dombes et d’écouter les perdrix et les grenouilles coassant sous les joncs.

Le légendaire saucisson chaud pistaché en brioche accompagné d’un beaujolais blanc des Terres dorées.

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