« Boeing, c’est le symbole de l’Amérique triomphante » : la capsule Starliner n’a pas le droit à l’échec

Le vaisseau Starliner de Boeing doit faire son deuxième vol d’essai sans équipage. Après plusieurs échecs successifs de la compagnie et dans un contexte international tendu, tout le monde attend beaucoup de ce vol qui serait une bouffée d’air frais pour tous les acteurs impliqués.

Qui aurait pu imaginer que ce qui n’aurait dû être qu’une simple étape préparatoire avant le début des choses sérieuses ne devienne aussi stressant ? Dans la nuit de jeudi 19 au vendredi 20 mai 2022, la capsule Starliner de Boeing va s’élancer, direction la Station Spatiale internationale. Sur le papier, rien de bien spectaculaire, et pourtant Boeing et la Nasa croisent les doigts.

En principe, la mission est assez simple. Starliner doit décoller avec à son bord un simple mannequin baptisé Rosie, et s’amarrer à l’ISS pour y rester quelques jours avant de revenir. Rien de bien différent de ce que font régulièrement les Soyouz russes et les capsules Crew Dragon de SpaceX. Mais cette simplicité apparente ne doit pas cacher la réalité d’une entreprise en difficulté et d’une agence spatiale aux abois.

Des vaisseaux ratés et une Russie désengagée

Du côté de Boeing, pour commencer, tout n’est pas rose. Cette mission-test baptisée OFT-2 avait été précédée d’une OFT-1, fin 2019, qui s’était soldée par un échec retentissant. La capsule n’avait jamais réussi à atteindre la station et avait bien failli exploser au retour. L’enquête qui a suivi a montré d’importantes failles sur la capsule,

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