Boissons sucrées, gâteaux industriels, surgelés... Les idées reçues sur l’alimentation des enfants

Pour écrire ce livre, Sylvie Roy, docteure en pharmacie et Jean-Michel Lecerf, chef du service Nutrition & Activité physique de l’Institut Pasteur de Lille sont partis d’un constat pour le moins amer : entre les différents messages de santé publique, les régimes douteux, les scandales sanitaires qui défraient la chronique depuis plusieurs années et les différentes modes alimentaires qui prônent l’exclusion de certains aliments, difficile pour le consommateur de s’y retrouver et de savoir à qui faire confiance. "Une crainte qui se traduit bien souvent vers une restriction et qui entache notre relation à la nourriture", nous décrivent les deux auteurs, qui s’empressent de tordre le coup aux idées reçues sur l’alimentation à donner aux enfants.

"Les boissons sucrées, c’est non !"

Avant de commencer à rédiger la liste des ingrédients à bannir de votre prochaine liste de courses, "il faut dédramatiser la situation, suggère Jean-Michel Lecerf, pour qui, tout est une question de modération. Bien sûr que les boissons sucrées ne doivent pas être une habitude à donner aux enfants. Elles sont à éviter. En revanche, de manière exceptionnelle, si c’est un plaisir pour lui – ou même pour vous –, on peut s’en accorder un petit verre". Mais il faut surtout impérativement "habituer les enfants à boire de l’eau", complète Sylvie Roy. "L’eau n’est pas une option et elle n’est pas remplaçable par une autre boisson".

"Le muesli industriel, meilleur que les céréales pour enfants"

Faux. On reproche aux céréales industrielles, muesli compris – et aux aliments transformés en général - d’être entre autres bourrées de sucre, de conservateurs et d’additifs en tous genres. Elles sont donc à éviter autant que possible et à remplacer par des solutions maison, granola au four, gâteau maison ou tartines de pain avec un carré de chocolat. "Idem ici, tout est une question de modération : il ne faut pas en faire une habitude mais elles peuvent faire l’objet d’une exception", rapportent le spécialiste. Mais

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